Vos équipes utilisent déjà l'IA, avec ou sans règle. Une charte d'usage n'est pas un document juridique de vingt pages : une page claire, que chacun a lue, suffit pour commencer. Voici six règles à y mettre.
1. Dire quels outils sont autorisés
Listez les assistants que l'entreprise accepte, et ceux qu'elle écarte. Sans liste, chacun choisit son outil, souvent un compte personnel que l'entreprise ne maîtrise pas.
2. Dire quelles informations ne sortent jamais
Données personnelles de clients ou de salariés, informations financières, contrats, secrets de fabrication : décidez ce qui ne doit jamais être collé dans un assistant, et donnez des exemples concrets.
3. Exiger une relecture humaine
Un texte produit par l'IA est un brouillon. La règle : la personne qui envoie le message ou le document en est responsable, et le relit, surtout les chiffres, les noms et les dates.
4. Décider de la transparence
Dans quels cas indique-t-on à un client ou à un partenaire qu'un contenu a été préparé avec l'IA ? Vous n'avez pas à tout dire, mais il faut une position claire et la même pour tout le monde.
5. Nommer une personne référente
Quelqu'un à qui poser la question « puis-je utiliser l'IA pour ça ? » et qui met la charte à jour. Dans une petite structure, ce peut être le dirigeant lui-même.
6. Prévoir la formation
Une règle que personne ne comprend n'est pas appliquée. Prévoyez un moment pour expliquer la charte et la tester sur des cas réels de l'entreprise.
Comment la rédiger
Écrivez-la en phrases courtes, avec des exemples tirés de votre quotidien. Faites-la relire par deux ou trois personnes de l'équipe, puis relisez-la après trois mois : les usages évoluent vite.
Si vous voulez de l'aide pour la rédiger et la faire vivre dans vos équipes, c'est une partie de notre accompagnement.